Considérant le succès de la mobilisation du 5 décembre au cours de laquelle plus de 200 000 personnes se sont mobilisées dans plus de 180 manifestations, les organisations CGT, FSU et Solidaires fonction publique appelaient à se mobiliser le jeudi 12 décembre. Cette journée était consacrée à la défense de l’industrie et des services publics.
En effet nous assistons depuis des semaines (voire des mois) à une grande dichotomie entre le discours des pouvoirs en place sur les besoins industriels et la passivité devant les plans de casse des entreprises (qui, pour la plupart, délocalisent leurs productions). La période de pandémie récente, les difficultés d’approvisionnement de produits essentiels (médicaments, etc.), et l’incontestable réchauffement climatique nous donnent l’obligation de revoir le modèle.
On le voit dans le Gard avec l’exemple de l’entreprise SOLVAY à Salindres qui, non seulement, menace l’emploi industriel, mais aussi des emplois de services publics vitaux pour la population.
Les salariés de l’entreprise Solvay de Salindres dont la moyenne d’âge est de 43 ans, tout comme les mineurs de Ladrecht en 1980 ne demandent qu’une seule chose : VIVRE, DÉCIDER et TRAVAILLER au PAYS.
Il faut sauver ces 69 emplois car PRODUIRE AILLEURS N’EST PAS LA SOLUTION, C’EST JUSTE LE PROBLEME !
C’est pour celà que nous sommes allés soutenir les salariés de Solvay car la fermeture d’une usine entraîne aussi celle de classes dans nos écoles, des suppressions
de places en crèche, la disparition de services publics, ainsi que la fermeture de commerces et d’entreprises artisanales. Une usine et des emplois en moins, c’est tout un environnement économique qui meurt et qui devra vivre sous perfusion d’aides publiques, alors même que l’État veut encore réduire les dépenses publiques.
L’activité de l’usine dont 40 % est destinée à l’industrie pharmaceutique (composés de médicaments contre le cancer et le diabète) doit continuer. Continuer en ayant appris des abus écologiques dévastateurs passés et actuels. Nous devons défendre et porter des projets durables, en accord avec les enjeux de société (répondre aux besoins), tout en respectant notre environnement. « Pechiney » (comme disent les Anciens pour parler de notre usine) doit vivre, et notre usine VIVRA. Nous ne pouvons pas laisser Solvay tuer 169 ans d’histoire industrielle.