Vos représentants à Salindre pour défendre l’industrie et les services publics

Considérant le succès de la mobilisation du 5 décembre au cours de laquelle plus de 200 000 personnes se sont mobilisées dans plus de 180 manifestations, les organisations CGT, FSU et Solidaires fonction publique appelaient à se mobiliser le jeudi 12 décembre. Cette journée était consacrée à la défense de l’industrie et des services publics.

En effet nous assistons depuis des semaines (voire des mois) à une grande dichotomie entre le discours des pouvoirs en place sur les besoins industriels et la passivité devant les plans de casse des entreprises (qui, pour la plupart, délocalisent leurs productions). La période de pandémie récente, les difficultés d’approvisionnement de produits essentiels (médicaments, etc.), et l’incontestable réchauffement climatique nous donnent l’obligation de revoir le modèle.

On le voit dans le Gard avec l’exemple de l’entreprise SOLVAY à Salindres qui, non seulement, menace l’emploi industriel, mais aussi des emplois de services publics vitaux pour la population.

Les salariés de l’entreprise Solvay de Salindres dont la moyenne d’âge est de 43 ans, tout comme les mineurs de Ladrecht en 1980 ne demandent qu’une seule chose : VIVRE, DÉCIDER et TRAVAILLER au PAYS.
Leur direction sous prétexte de ne pas être « concurrentiels avec la Chine » a décidé de mettre les 69 salariés à la rue et de fermer leur site.
Pourtant le Groupe Solvay qui emploie 1300 salariés sur leurs 7 sites français a dégagé un bénéfice de 272 millions d’euros pour le 2ème trimestre 2024 et a pu verser un bonus de 12 millions d’euros à son ancienne directrice pour son excellente gestion qui a permis de « LIBERER DE LA VALEUR POUR ..LES ACTIONNAIRES »

Alors on le voit en ce qui concerne les bénéfices et les bonus pour la direction la « concurrence avec la Chine » n’entre pas en compte. Encore une fois ce sont les salariés qui paient les pots cassés et sont bradés sur l’autel de la CONCURRENCE libre et BIEN FAUSSEE et CE N’EST PAS ACCEPTABLE !

Il faut sauver ces 69 emplois car PRODUIRE AILLEURS N’EST PAS LA SOLUTION, C’EST JUSTE LE PROBLEME !

De plus, cette fermeture serait dramatique pour le bassin Alésien déjà très durement touché par la casse industrielle. 

C’est pour celà que nous sommes allés soutenir les salariés de Solvay car la fermeture d’une usine entraîne aussi celle de classes dans nos écoles, des suppressions
de places en crèche, la disparition de services publics, ainsi que la fermeture de commerces et d’entreprises artisanales. Une usine et des emplois en moins, c’est tout un environnement économique qui meurt et qui devra vivre sous perfusion d’aides publiques, alors même que l’État veut encore réduire les dépenses publiques.

L’activité de l’usine dont 40 % est destinée à l’industrie pharmaceutique (composés de médicaments contre le cancer et le diabète) doit continuer. Continuer en ayant appris des abus écologiques dévastateurs passés et actuels. Nous devons défendre et porter des projets durables, en accord avec les enjeux de société (répondre aux besoins), tout en respectant notre environnement. « Pechiney » (comme disent les Anciens pour parler de notre usine) doit vivre, et notre usine VIVRA. Nous ne pouvons pas laisser Solvay tuer 169 ans d’histoire industrielle.

PS : nous avons fait le choix d’être en grève à l’appel de l’intersyndicale pour la défense d’une industrie respectueuse de l’environnement et des service publics. Nous avions demandé à l’administration de reporter le CST pour ce motif ce qu’elle n’a pas souhaité faire. Notre absence n’a pas permis d’atteindre le quorum et va contraindre l’administration à reconvoquer l’instance sans condition de quorum cette fois-ci.
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