COMMUNIQUE DE PRESSE
Voici bientôt un an nous rencontrions Madame la Présidente qui avait tenu des propos rassurants notamment s’agissant :
- Des entraves à notre activité de représentant du personnel pour ce qui est de l’accompagnement des agents qui en font la demande,
- Des propos infantilisants, des discours paternalistes dont nous faisions l’objet,
- De notre légitimité pour représenter nos collègues dans toutes les instances du dialogue social et pour être au plus près d’eux dans les difficultés qu’ils rencontrent
L’année écoulée ne nous a malheureusement pas apporté de motifs de satisfaction.
En effet, s’agissant de nos collègues de la régie routière, 6 réunions de groupes de travail, une question en CST, une grève pour obtenir une date de rencontre avec Madame la Présidente et deux rencontres avec cette dernière n’ont toujours pas permis qu’une proposition de revalorisation de l’astreinte soit mise sur la table. A ce stade on ne parlera pas d’amnésie collective, ni même de mauvaise foi mais clairement de mensonge voire de mépris! Il résulte un appel à la grève à partir du 9 décembre prochain.
Le service prévention et qualité de vie au travail (SPQVT), présente des indicateurs notoires de souffrance au travail, turn-over, départs, arrêts maladie etc.
Ce constat est emblématique de l’état de la collectivité car on parle bien du service en charge de la prévention de la souffrance au travail qui en est le plus atteint.
Nous tirons la sonnette d’alarme depuis des mois en tant qu’élus au F3SCT, notamment pour qu’une enquête administrative soit diligentée concernant le SPQVT mais rien n’y fait. Il n’y a rien de probant dans les constats que nous avançons voire nous ferions preuve de « malveillance » et même de « harcèlement » à l’endroit de l’administration avec notre insistance.
Pour notre part nous observons clairement la malveillance de l’administration à l’endroit des agents à travers le recours massif aux conseils de discipline avec des demandes de sanction maximalistes voire fantaisistes qui se multiplient depuis le début de l’année. Nos élus représentants du personnel en commission administrative paritaire (CAP) siègent dorénavant plus en conseil de discipline qu’en CAP.
En parallèle nous subissons aussi l’insupportable au niveau national.
Insupportable le déferlement du « fonctionnaire bashing » matin, midi et soir sur toutes les chaînes de télévision et radio, à commencer par celles du multi milliardaire Vincent Bolloré, les torrents de démagogie des Pascal Praud, Cyril Hanouna et de leurs chroniqueurs. « Il y a trop de fonctionnaires dans ce pays et franchement, ils ne font pas grand-chose »
Insupportable les propos d’un ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, sur nos collègues fonctionnaires enseignants qui déclare qu’ils ne travaillent que 24 heures par semaine, 6 mois dans l’année et qui dénigre, hilare et fier de son crétinisme, les professeurs des écoles maternelles.
Insupportable les propos des ministres du gouvernement de Michel Barnier qui veulent nous imposer 3 jours de carence sous prétexte de nous aligner sur les salariés du secteur privé. Chacun sait pourtant que 75% des salariés du privé voient les jours de carence pris en charge par leur employeur dans le cadre des conventions collectives et c’est tant mieux.
Insupportable les propos du ministre de la fonction publique, Kasbarian, au Congrès des Maires, qui se résument à « Je ne suis là que pour faire des économies ». Aucune considération pour les agents ! Aucun intérêt pour la fonction publique !
Madame la Présidente, nous dirait peut-être « Nous sommes d’accord avec tout cela, mais que pouvons nous faire en tant qu’employeur ? »
Beaucoup ! En tout cas beaucoup plus que ce qu’elle nous laisse entendre.
Car mettre fin au « fonctionnaire bashing », cela commence par le respect intransigeant des organisations syndicales qui les représentent et des instances paritaires dans lesquelles siègent leurs élus contrairement à l’attitude évoquée plus haut en F3SCT qui n’est malheureusement qu’un exemple parmi tant d’autres.
Mettre fin au « fonctionnaire bashing », c’est refuser le discours ambiant sur les « prétendus » privilèges des fonctionnaires et les propos pseudo-consolateurs du genre «c’est pire ailleurs »,
Mettre fin au « fonctionnaire bashing » c’est agir pour renforcer les droits des fonctionnaires. Renforcer leur pouvoir d’achat en entendant par exemple leurs revendications sur la revalorisation de l’astreinte de la régie routière.
C’est cela que nous attendons de notre employeur et qu’il soutienne, en actes, et en paroles, le combat que mènent les agents pour la défense des services publics tels que le font de nombreux élus territoriaux en se rassemblant et en protestant contre les restructurations budgétaires imposées aux collectivités locales :
- Département de Seine et Marne : près de 500 personnes dont 200 élus se sont rassemblés pour exprimer une indignation claire et ferme (article du 5 novembre – La République de Seine et Marne)
- Département de l’Aude : la Présidente socialiste du Département ainsi que d’autres élus du territoire appellent à un rassemblement le 6 décembre pour défendre les budgets des collectivités territoriales (article du 29 novembre de l’indépendant),
- Appel des Maires ruraux du Gard à fermer symboliquement leurs portes du 19 au 21 novembre pour protester contre le projet de Loi de finances 2025 (article du 9 novembre – Objectif Gard),
- etc.
Et le département du Gard ? Où sont nos élus ? A quel moment vont-ils se prononcer sur la défense de nos services publics ? Vont-ils voter ce budget de régression sociale et environnemental historique sans broncher ??
Pour notre part, plus que jamais la CGT le déclare haut et fort : Nous sommes fiers d’être fonctionnaires. Nous sommes fiers d’être fonctionnaires et en grève le 5 décembre. Nous sommes fiers d’être fonctionnaires et d’être à la pointe du combat contre le gouvernement réactionnaire et anti-social de Macron-Barnier-Retailleau-Kasbarian.
Les élus CGT