La CGT des cadres le dit : « Stop à la surchauffe climatique et financière ! »

Le présent article reprend le contenu d’un article du site de la CGT des ingénieurs Cadres et Techniciens (UGICT)

Pour dégager toujours plus de cash, la finance exploite chaque jour davantage l’humain et la nature et remet en cause l’avenir même de l’humanité. Alors qu’il y a urgence à adopter un autre modèle de développement et de répartition des richesses, Emmanuel Macron agit au service des lobbys, et remet en cause les normes sociales et environnementales existantes, qui sont pourtant déjà bien insuffisantes.

Explosion des températures

Nous avons vécu le 2ème été le plus chaud depuis un siècle. Le réchauffement climatique s’accélère, dépassant les prévisions les plus pessimistes. Les conséquences : catastrophes naturelles, incendies, mauvaises récoltes, recul de la biodiversité, et de nombreuses régions du monde qui deviennent inhabitables.

Explosion des dividendes

Pour dégager toujours plus de cash, la finance exploite chaque jour davantage l’humain et la nature et remet en cause l’avenir même de l’humanité. Alors qu’il y a urgence à adopter un autre modèle de développement et de répartition des richesses, Emmanuel Macron agit au service des lobbys, et remet en cause les normes sociales et environnementales existantes, qui sont pourtant déjà bien insuffisantes.

Pour assurer un avenir à nos enfants…

Il est temps de travailler, produire et consommer autrement

La CGT et son Union Générale des Ingés, Cadres et Techs (Ugict-CGT) portent, avec la Confédération Syndicale Internationale, des propositions concrètes pour changer la donne.

Des droits pour une responsabilité sociale et environnementale

Au quotidien, l’exercice de nos responsabilités professionnelles a un impact sur l’environnement. Par exemple, les moteurs truqués de Volkswagen ont été conçus par des ingénieur·e·s et technicien·ne·s, contraint·e·s par leur hiérarchie de frauder les normes antipollution. Pour que cette situation ne se reproduise jamais, nous proposons la mise en place d’un droit de refus, d’alerte et de proposition alternative. Concrètement, en cas de directive illégale ou contraire à l’intérêt général, les salarié·e·s pourraient saisir sans risque de sanction les représentant·e·s du personnel.

Investir dans les transports verts (ou non polluants)

Le transport routier est le principal responsable des émissions de gaz à effet de serre. Pourtant les pouvoirs publics financent intégralement la construction et l’entretien des routes, alors que le coût des infrastructures ferroviaires est essentiellement financé par les usagers. À l’opposé de la casse de la SNCF décidée par le gouvernement, il y a urgence à investir dans les transports collectifs non polluants, en développant notamment le ferroviaire, le fluvial et le transport cyclable.

Produire et consommer local

Contrairement à l’Allemagne, la France continue à laisser démanteler son industrie, et l’essentiel de ce que nous consommons provient de pays lointains. Le transport lié au commerce international génère 33 % des gaz à effet de serre, chiffre en forte croissance du fait des délocalisations. Pour relocaliser notre industrie et développer les circuits courts, il faut mettre en place des droits de douane dissuasifs pour les pays ne respectant pas les normes sociales et environnementales. Développement de la recherche, fléchage des crédits bancaires vers les investissements productifs plutôt que la spéculation, la CGT fait de nombreuses propositions pour relancer des filières industrielles d’avenir en France.

L’économie circulaire pour une production durable

Le modèle de productivisme et de consumérisme, consistant à épuiser les ressources d’un côté et accumuler les déchets de l’autre, est suicidaire. Le modèle de l’économie circulaire qui vise à produire des marchandises durables (fin de l’obsolescence programmée, éco-conception…), à privilégier l’usage sur la possession, et à recycler les déchets, doit être généralisé.

Créer un grand service public de l’énergie

Pour baisser drastiquement le recours aux énergies fossiles, il faut augmenter considérablement la place des énergies renouvelables dans le mix énergétique, investir dans la recherche et protéger le secteur de la spéculation en créant un pôle public de l’énergie. La mise en place d’un plan d’isolation des logements, la lutte contre l’étalement urbain et le développement des transports collectifs, doivent nous permettre de maîtriser notre consommation énergétique.

Télécharger le tract de l’UGICT

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